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Etienne BEUDANT mon Maître

Aujourd’hui nous allons parler d’ Etienne Beudant.

Vous savez qu’ Etienne Beudant c’est un maître pour moi, un grand maître.

Etienne Beudant m’a fait découvrir un autre dressage, un dressage passionnant avec des figures surnaturelles effectuées la plupart du temps avec des chevaux sereins qui ne forcent pas.

J’ai découvert Beudant tout à fait par hasard, un véritable miracle, dans un magasin où il n’aurait jamais dû se trouver (Cultura).

Je ne remercierai jamais assez celui qui a décidé de mettre ce livre en rayon.

J’ai également une pensée pour Patrice Franchet d’Espèrey qui a co- écrit ce livre sans mettre son nom sur la couverture, certainement par modestie. Comme Beudant qui était très modeste contrairement à ce qui a été dit sur lui.

 

Qu’est-ce-qui m’a séduit chez Etienne Beudant ?

 

Tout d’abord sa position à cheval, la position tranquille, la position « en pantoufles », sans force, sans contrainte.

Aujourd’hui c’est une position dépassée avec la jambe en avant mais c’est une position très fière, une position militaire.

En tant que militaire il était toujours en représentation.

Il demandait l’autorisation de ne pas se placer correctement tout de suite à cause de ses douleurs :

« Péniblement il était monté sur son cheval. Une fois en selle il m’a demandé la permission de faire quelques tours pour s’échauffer les articulations un peu raides. Puis il a pris sa position de grand écuyer et fit exécuter à Iris tout le travail relaté plus haut.« 

On le voit dans des figures compliquées toujours à sa place, comme dans le galop en arrière ou dans le galop sur trois jambes.

Ce que j’ai aimé aussi c’est la recherche du naturel et de la simplicité.

Quel que soit l’exercice, il veut que son cheval reste dans une attitude naturelle sans effort apparent.

C’est ce qui rend magique son équitation ; la recherche de la facilité, la difficile facilité, comme on pourrait dire.

« Son rein, je viens de le dire, était très défectueux et il galopait en quatre temps. Je lui ai donc enseigné le galop sur trois jambes qui nécessite de grands efforts du rein, le galop en arrière qui exige, dit-on, un galop très vibrant, et le trot espagnol dans lequel les épaules développent beaucoup afin de permettre aux membres antérieurs de s’étendre en s’élevant très haut. »

Mais voilà, Beudant a été un véritable mystère pour moi pendant des années.

Ce mystère nous allons essayer de le percer ensemble. Il est en fait beaucoup plus simple que je ne le pensais.

Il réside principalement dans le mental.

Certaines personnes s’en sont approchées notamment au niveau technique mais personne à ma connaissance n’est allé au bout de sa philosophie qui inclut le mental autant que la technique.

Le mental, il n’en parle pas tellement.

Ça doit lui sembler évident en tant que militaire mais aujourd’hui nous avons perdu ces références qui nous empêchent de réussir comme lui.

Son mental était exceptionnel à une époque où la violence sur les chevaux prédominait, pire qu’aujourd’hui.

C’est en passant par le développement personnel et notamment le contrôle du subconscient, que j’ai pu comprendre sa façon de procéder.

 

Alors quelles sont les clés de la réussite de Beudant ?

 

La clé numéro un c’est d’avoir un mentor.

Beudant avait Favererot de Kerbrech qui avait écrit un livre « dressage méthodique du cheval de selle ». On dit même que c’est Faverot qui a écrit la dernière édition de la méthode de Baucher.

Il l’a très peu côtoyé d’ailleurs. Il le regardait par le trou de la serrure du manège et il n’a jamais pris de cours avec lui.

Beudant était fan de Faverot de Kerbrech. Tout comme moi, par exemple, je suis fan de Beudant.

Il est nécessaire d’avoir un mentor, quelqu’un qui vous fait avancer, quelqu’un qui vous donne un objectif, quelqu’un qui vous montre le chemin.

 

Ensuite Beudant pratiquait une équitation d’extérieur.

Regardez cette position tranquille, même en extérieur on a l’impression que rien ne peut lui arriver.

Le secret c’est que l’extérieur donne l’impulsion sans quoi rien n’est possible.

 

Le troisième point, c’est de travailler sa position, j’en ai déjà parlé.

Beudant montait tous les jours quelques minutes sans étriers pour parfaire sa position.

Même avec les handicaps qu’il avait à la fin de sa vie, il montait sans étriers tous les jours.

 

Le quatrième point, c’est la légèreté aux aides.

Il attachait énormément d’importance à l’obéissance aux aides les plus invisibles. Le cheval devait obéir par la pensée seule.

Il a d’ailleurs écrit « Mains sans jambes » pour cela, réduisant la formule de Baucher « Mains sans jambes, jambes sans mains » à sa plus simple expression ; les mains. Bien que je trouve qui n’est pas allé assez loin dans ses explications sur le sans jambes. J’en parle dans une autre vidéo.

« Malheureusement, on pense toujours à châtier le cheval ; et l’on a tort la plupart du temps car l’animal ne répond qu’à ce que les aides lui demandent réellement. La faute provient presque toujours du cavalier qui, ne sachant pas parler correctement le langage des aides, ne se fait pas bien comprendre, ou exprime même le contraire de ce qu’il veut dire. »

C’est déjà L’équitation non violente, révolutionnaire pour l’époque et même encore aujourd’hui. #ENV.

 

Le cinquième point, c’est la souplesse des articulations des chevaux.

La réussite passe par cela. C’est ce qui permet de garder le cheval calme et souple, j’ai longtemps cherché la souplesse musculaire mais ce n’est pas suffisant pour y arriver.

Les articulations du cheval doivent bouger sans contrainte.

C’est ce qu’il faut rechercher ; que les articulations bougent même quand le cheval reste sur place.

 

Le sixième et dernier point que je veux évoquer et on a déjà parlé, c’est le mental.

Beudant avait un mental exceptionnel, hors du commun même.

La plupart des gens que je vois notamment sur Facebook et qui se passionnent pour Beudant ne risquent pas d’y arriver. C’est impossible.

Leur attitude les en empêche.

Ils critiquent très durement les autres comme pour se punir eux-mêmes de ne pas réussir.

Ils recherchent des recettes alors qu’il s’agit en fait principalement de sensations.

Dès qu’ils ont trouvé dix pour cent de la solution ils pensent qu’ils ont tout trouvé.

C’est le syndrome du marteau, ils l’utilisent comme s’il n’existait pas d’autres outils.

En fait, ils se ferment comme une huître de peur de perdre leurs faibles acquis.

Je vous résume les cinq clés de Beudant :

  • La clé numéro un, avoir un mentor.
  • La clé numéro 2, pratiquer une équitation d’extérieur.
  • La clé numéro 3, travailler sa position.
  • La clé numéro 4, la légèreté aux aides.
  • La clé numéro 5, la souplesse des articulations.
  • Et la clé numéro 6, travailler son mental notamment avec les techniques du développement personnel.

Etre capable mentalement de se mettre en situation.

C’est ce qui semble le plus difficile et qui est finalement extrêmement facile à réaliser si l’on connaît les bonnes techniques.

Ces techniques, je vous les livre dans mon étude le Générateur de Connexion. Ne les ratez pas, elles peuvent changer votre vie !

Je suis Laurent Fumet auteur du livre « 41 mensonges équestres qui vous empêchent de progresser ». J’aide les cavaliers qui travaillent seuls à avoir un cheval heureux et motivé pour pratiquer une équitation sans contrainte grâce à la méthode des 3P (Physique, Psychique, Pratique) car je pense que rien n’est plus important que la compréhension du cheval.

 

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