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Découvrez comment vous concentrer à cheval selon les circonstances.

La question que je me suis posée pendant de nombreuses années, c’est quand on monte à cheval, faut-il mieux se concentrer sur soi ou sur son cheval ?

 

Dans quel cas faut-il être centré sur soi et dans quel cas faut-il être centré sur son cheval ?

 

Voilà une question compliquée. Il m’a fallu des années pour trouver la réponse.

 

J’ai découvert l’explication il y a très peu de temps et je vais vous la donner dans cette vidéo.

 

Pour illustrer ça, je vais prendre deux exemples ;

 

Le premier exemple, c’est quand je faisais de la compétition et que « je me regardais monter », j’avais des résultats catastrophiques.

 

Dans ce cas-là, on peut dire que se centrer sur soi ça n’est pas bon puisque je n’avais pas de résultats en faisant ça.

 

Les résultats viennent au contraire quand on se centre sur son cheval.

 

Pourquoi ? Parce que c’est comme une voiture, plus vous allez anticiper les réactions de votre cheval et plus vous allez pouvoir les régler facilement.

 

Un bon pilote c’est quelqu’un qui anticipe énormément.

 

C’est comme un joueur d’échecs qui est capable de réfléchir plusieurs coups à l’avance.

 

Dans ce cas-là, il y a très peu d’actions à faire pour régler le problème. Alors que si on le laisse s’installer, on va avoir énormément d’actions à faire et on n’arrivera pas forcément à le régler.

 

Tous les cavaliers de compétition le savent bien et c’est exactement pareil que pour une voiture, il faut anticiper.

 

Alors, je vais prendre maintenant un contre exemple ;

 

Un jour, j’étais chez mon entraîneur qui montait en équipe de France à l’époque et qui faisait des 1 m 45 avec des chevaux qui pouvaient à peine sauter 1 m 25.

 

Je n’ai jamais saisi à l’époque comment il faisait, même si maintenant je commence à le comprendre.

 

Donc, il me prête sa jument avec laquelle il sautait 1 m 45. Il met un vertical simple à 1m30 dans la largeur de la carrière et il me dit : va sauter ce vertical.

 

Je vais sur le vertical, arrivé à 2 / 3 foulées de l’obstacle, la jument s’arrête. Impossible de m’approcher de l’obstacle.

 

Il me dit : ça vient de toi. Je lui répond : non mais tu rigoles, je n’ai même pas eu le temps de faire quoi que ce soit, la jument ne veut pas s’approcher.

 

Et je ré essaye, je ré essaye et jamais la jument ne voulait s’approcher de l’obstacle à moins de 3 foulées.

 

Pourtant c’était un vertical tout à fait normal. Il n’y avait rien qui craignait. Elle avait peur de ce vertical, je ne sais pas pourquoi.

 

A un moment donné ça l’a énervé, il m’a dit : descends. Il est monté sur la jument. Il est allé sur le vertical et la jument l’a sauté magnifiquement sans aucune inquiétude, sans aucune crainte. Elle l’a passé très tranquillement.

 

Alors là, je me suis dit effectivement ça vient bien de moi puisque lui, quand il monte dessus, la jument le saute sans problème.

 

Et puis, je suis remonté sur la jument. J’ai été sauter ce vertical. Effectivement, elle l’a sauté mais avec une grosse appréhension.

 

Pourtant, le coup d’avant avec lui, elle n’avait aucune peur, elle était en totale confiance, et elle est allé le sauter.

 

Donc ça prouve bien que si j’avais été plus centré sur moi, j’aurais mieux passé cet obstacle.

 

C’était bien moi qui était la cause du blocage, qui faisait que la jument ne s’approchait pas de l’obstacle.

 

Alors qu’est-ce qu’il faut faire ?

 

Ecoutez-bien parce que je vais vous donner l’explication :

 

Quand vous êtes centré sur vous, vous ne pouvez pas être dans l’action.

 

Alors être centré sur soi c’est très important en équitation, ça permet de vérifier sa position, son équilibre, son indépendance des aides. Ça permet de faire beaucoup de choses mais dans ce cas-là, quand vous faites ça, ne faites pas d’action, ne commandez pas votre cheval.

 

Centrez-vous uniquement sur vous, parce que l’action est incompatible avec le centrage sur soi.

 

Et inversement, quand vous pilotez votre cheval, ne vous centrez pas sur vous, puisque sinon vous ne pourrez plus être dans l’action, ou tout au moins vous ne serez pas dans la bonne action.

 

Donc voilà cette pépite que je voulais vous offrir aujourd’hui dans cette vidéo, parce que je pense que c’est d’une importance absolument capitale en équitation.

 

J’ai appris ça récemment en approfondissant la Communication Non Violente.

 

ça m’a fait tilt et je me suis dit ; mais oui, c’est exactement ça.

 

C’est-à-dire que quand je suis dans le ressenti, on dit ça dans la communication non-violente, être dans le ressenti.

 

Quand je suis dans le ressenti, je ne suis pas dans l’action. Rappelez-vous de ça !

Je suis Laurent Fumet auteur du livre « 41 mensonges équestres qui vous empêchent de progresser« . J’aide les cavaliers qui travaillent seuls à avoir un cheval heureux et motivé pour pratiquer une équitation sans contrainte grâce à la méthode des 3P (Physique, Psychique, Pratique) car je pense que rien n’est plus important que la compréhension du cheval.

Vaut-il mieux se concentrer sur soi ou sur son cheval

 

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