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Quelle alimentation pour nos chevaux ?

 

C’est une question cruciale qui me tient beaucoup à cœur parce que depuis quasiment quatre ans, j’étudie l’alimentation humaine une demi-heure à une heure chaque jour, tous les jours. C’est un sujet d’une extrême complexité.

Hippocrate a dit, « Que ton aliment soit ta seule médecine« .

 

Cette phrase, je pense qu’on l’a beaucoup trop oubliée de nos jours puisqu’on se nourrit souvent n’importe comment et on ne s’occupe pas de savoir si c’est bon pour notre corps ou pas. Sauf à être influencé par les lobbys pharmaceutiques particulièrement  mal placés pour en parler.

 

Alors cette vidéo va peut-être vous choquer. Peut-être que vous n’allez pas la comprendre parce qu’évidemment il y a beaucoup de connaissances préalables à avoir.

 

Pour comprendre l’alimentation des chevaux, il faut déjà commencer par comprendre l’alimentation humaine et au bout de quatre ans d’études assidues, j’avoue que je suis toujours au stade de débutant en matière d’alimentation, tellement le sujet est d’une complexité rare.

 

Beaucoup croient que bien manger c’est manger bio. C’est un résumé beaucoup trop rapide. On croit aussi que bien manger c’est manger des galettes de riz alors que c’est exactement l’inverse.

 

Pour nos chevaux c’est le même souci.

 

Ils ne sont pas faits pour manger des nourritures riches.

 

Nous ne sommes pas faits pour manger des nourritures riches, mais les chevaux c’est encore pire que nous. Je vais prendre un exemple avec les céréales.

 

Je ne parle pas des céréales de petit déjeuner bourrées de sucres rapides très très mauvais pour la santé. Je parle de céréales natures. Pour nous, ce sont des sucres lents.

 

Pour les chevaux, les céréales sont des sucres rapides.

 

Pourquoi ? Parce que les chevaux, originellement vivaient dans les steppes arides avec des nourritures de peu de valeur énergétique et il fallait qu’ils aient la capacité de transformer cette nourriture de faible valeur en énergie ou en graisse.

 

Ils ont cette capacité au niveau de leur digestion de transformer une nourriture pauvre en nourriture riche, pour faire un résumé très rapide.

 

Alors quand on comprend ça et qu’on sait à quel point on leur donne des aliments sucrés, comme la mélasse qu’on trouve dans tous les aliments transformés, eh bien on voit qu’on empoisonne nos chevaux.

 

On empoisonne tout leur système digestif en leur donnant des nourritures aussi sucrées ou aussi énergétiques.

 

Alors vous allez me dire ; oui mais qu’est-ce qu’on fait quand on a un cheval qui n’a pas d’énergie, justement, ou qui est maigre ?

 

Le problème n’est pas tellement dans l’énergie qu’on lui apporte. Il est certain que dans la nourriture que vous lui donnez, il y a suffisamment d’énergie.

 

À la limite, on pourrait le nourrir principalement de paille si elle n’était pas autant traitée avec des produits chimiques dangereux.

 

Le cheval pourrait transformer la paille en gras sans difficulté. Tout le monde connait des chevaux qui mangent beaucoup leur paille et qui grossissent. Les chevaux ont cette capacité-là.

 

Ce n’est pas une question d’énergie. C’est une question de transformation de l’aliment.

 

C’est-à-dire qu’à l’origine les chevaux sont capables de transformer la paille en gras. Mais avec la nourriture qu’on leur donne, on leur brûle tout le système digestif, parce que ce qu’on leur amène est trop énergétique. A partir de là, les chevaux n’ont plus la capacité de transformer les matières pauvres en énergie ou en graisse.

 

Et donc l’idée qu’on va avoir, forcément, c’est de donner une nourriture encore plus riche ou encore plus forte en graisse pour les remettre en état. A ce moment-là, qu’est ce qui va se passer ? On va brûler encore plus le système digestif du cheval.

 

Evidemment ce n’est pas la solution. Alors c’est quoi la solution ?

 

Pour simplifier les choses, ça se passe beaucoup au niveau du foie. Le foie transforme les aliments. S’il ne les transforme pas assez vite, il y a des phases dans la transformation qui rendent les aliments toxiques. Si le foie ne fonctionne pas assez bien, le cheval va développer des pathologies et des maladies.

 

Il faut donc aider le foie, notamment en lui apportant des oligo-éléments, pour qu’il ait la capacité de fonctionner normalement.

 

Alors bien sûr, les oligo-éléments, vous allez me dire qu’on en trouve partout ; dans les granulés, dans les compléments alimentaires, dans les blocs sel…

 

Le problème de ces oligo-éléments-là, c’est qu’ils sont de nature minérale. Ils viennent des roches. Or les oligo-éléments de nature minérale, a priori, on ne les transforme pas bien.

 

Pour qu’on les transforme bien, il faut passer par le milieu végétal. Il faut que ce soit les végétaux qui aillent chercher les oligo-éléments dans le sol et qui les transforment pour qu’on puisse les absorber. Je dis nous, mais pour les chevaux c’est pareil.

 

Vous comprenez que vous pouvez donner des tonnes d’oligo-éléments. Si les chevaux ne les absorbent pas, ça n’améliorera pas leur fonctionnement digestif.

 

Le cheval est un rongeur, je l’ai déjà dit dans ma précédente vidéo et c’est un migrateur.

 

Pour digérer, il a besoin de faire du mouvement, de marcher.

 

Souvent quand les cavaliers me posent une question en me disant, mon cheval est trop chaud, la première question que je leur pose c’est ; « qu’est-ce que vous lui donnez à manger ? »

 

Parce que souvent la nourriture est trop riche.

 

Même si les personnes me disent : « je ne lui donne que du foin « . Le foin de l’année est très riche en sucre donc très énergétique.

 

Dans ce cas, limitez le foin, donnez de la paille.

 

Si c’est du grain, le grain pour les chevaux c’est du sucre rapide. Donc à ce moment-là, si votre cheval est trop chaud, supprimez totalement le grain.

 

Les granulés, la mélasse je n’en parle pas, c’est du fast-food.

 

Le fast-food n’est pas du tout adapté aux chevaux, déjà qu’il n’est pas adapté aux humains. Mais imaginez un cheval qui mange trois fois par jour dans un fast-food. Même un humain ne le supporte pas. Ça lui entraîne des conséquences dramatiques sur sa santé. Pour un cheval qui a une sensibilité au niveau digestif bien plus importante que la nôtre, c’est une catastrophe totale.

 

Voilà les deux points que je voulais aborder dans cette vidéo. je vous invite à approfondir vos connaissances sur ce sujet qui est très complexe. Dans cette vidéo de quelques minutes, je ne peux que vous sensibiliser au problème. Ça vous permettra de découvrir par vous-même comment vous pouvez mieux alimenter vos chevaux et également comment vous pouvez mieux vous alimenter vous-même.

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Je suis Laurent Fumet auteur du livre « 41 mensonges équestres qui vous empêchent de progresser« . J’accompagne les cavaliers à mieux comprendre et respecter leurs chevaux avec la méthode des 3P (Physique, Psychique, Pratique).

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