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La formation du cheval selon Jean d’Orgeix

 

Aujourd’hui nous allons voir les quatre points clés de la formation des chevaux.

 

Et pour cela nous allons utiliser une vidéo très intéressante de Jean d’Orgeix, que j’ai trouvée sur la chaîne d’Henri Daffos que je vous conseille de regarder si vous vous intéressez à Jean d’Orgeix.

 

Henry Daffos est le spécialiste de Jean d’Orgeix et il a publié une vidéo très intéressante sur l’apprentissage de l’extension d’encolure, mais c’est valable pour n’importe quel apprentissage.

 

                         

 

Le premier point clé, c’est la compréhension du cheval.

 

C’est utiliser le cerveau du cheval pour qu’il apprenne un exercice.

 

Ça paraît simple, mais peu de gens le font. On travaille dans le mouvement en avant et on part du principe que le cheval comprend automatiquement tout ce qu’on lui demande. Mais ce n’est pas le cas. Le cheval doit apprendre à répondre aux aides. C’est la première chose.

 

Et il apprend comment ? Il apprend avec son cerveau. Et Jean d’Orgeix va très loin parce qu’il va jusqu’à l’automatisation. C’est ce qu’on va voir dans cette vidéo.

 

« C’est pour ça que presque tous les mouvements clés, les mouvements de base, il y en a sept ou huit, il faut les apprendre au cerveau du cheval, lui expliquer ce qu’il doit faire. »

 

Donc le point numéro un, c’est d’expliquer au cheval.

 

Le point numéro deux, c’est la cession à la pression.

 

C’est le renforcement négatif. On enlève quelque chose. Et là, on enlève la pression.

 

C’est le fonds de commerce de l’équitation éthologique. Elle est essentiellement basée là-dessus.

 

Pourtant ce n’est qu’un des points cités dans la vidéo de Jean d’Orgeix. Il l’a cité bien avant l’existence de l’équitation éthologique.

 

Vous voyez que rien que ce point-là, si on l’utilise à fond, on peut faire des choses grandioses. C’est un point clé que Jean d’Orgeix nous explique très bien.

 

« Il faut simplement laisser glisser la rêne dans les doigts, voilà ! »

 

Le troisième point clé, c’est la voix.

 

Jean d’Orgeix avait une voix que les chevaux adoraient. Mais tout le monde peut y arriver.

 

Nous devons avoir trois tons de voix différents avec les chevaux.

 

  • Le premier ton, c’est quand on aborde un cheval. Dans ce cas, on doit impérativement utiliser un ton neutre de manière à ce que le cheval se calibre sur ce ton.

 

  • Le deuxième ton de voix, c’est l’approbation. Une approbation très forte. Un enthousiasme. Il faut montrer à notre cheval que l’on est vraiment très content. Le cheval n’attend que ça ; nous faire plaisir.

 

  • Et le troisième ton de voix, c’est la réprobation. Lui dire quand on n’est pas content.

 

Donc quand vous faites un exercice, vous commencez par le ton neutre pour parler au cheval.

 

Ensuite, la réprobation quand il ne fait pas l’exercice comme vous le souhaitez. Le cheval va faire des tests et des erreurs.

 

Et l’approbation quand il va dans la bonne direction.

 

Vous verrez qu’en très peu de temps, le cheval comprend très bien. On le voit dans la vidéo de Jean d’Orgeix.

 

« Oh, presque ! J’ai failli lui dire car il a amorcé un mouvement vers le bas, c’était pas assez net. J’attends… Oui ! Non ! Non ! Lui dire, oui c’est ça, voilà de quel côté tu dois aller. Tension… Voilà, souvent il faut ouvrir un peu l’angle hein. Oui bien ! Oui ! Voilà mon bonhomme ! Voilà ! Et je crie très fort exprès. Exprès pour prendre son attention. Pour qu’il comprenne que je veux lui dire quelque chose, lui expliquer quelque chose. Alors il fera beaucoup plus attention et donc il comprendra beaucoup plus vite. »

 

Et le dernier point, tout aussi fondamental, c’est la répétition.

 

C’est par la répétition qu’un cheval apprend, c’est prouvé par l’éthologie scientifique. Jean d’Orgeix le savait déjà. Il n’a pas eu besoin que les éthologues le lui disent.

 

Il avait une façon très spéciale d’apprendre aux chevaux par la répétition. Il va faire vingt demandes plusieurs fois dans une séance et pendant trois semaines il va répéter l’exercice jusqu’à ce que ça soit automatisé dans le cerveau du cheval.

 

Je vous laisse écouter Jean d’Orgeix expliquer ça bien mieux que moi.

 

« Voilà ! Et je vais recommencer jusqu’à ce que cela devienne automatique et instantané. Oui voilà ! Ça y est, ça commence à être en place. Très bien ! Alors, imaginons que je doive travailler ce cheval. Vous voyez en dix minutes il aura compris. Il aura compris que sur une tension haute, eh bien, il doit allonger son encolure vers le bas. Alors bon, pendant deux jours, je vais lui faire faire ça un certain nombre de fois pour commencer à un petit peu automatiser le mouvement. Mais après et c’est là, attention car on le retrouve dans tous les aspects du dressage ! Après je vais tous les jours lui faire faire à peu près 80 fois, 100 fois même peut-être, si j’ai le temps, cette extension. C’est-à-dire je ferai des paquets de 20. Hop, le cheval descend, bien, très bien ! Top, il descend, très bien, deux ; Top, trois ; Top, quatre ;  Vingt fois de suite. Puis je ferai un autre travail et je recommencerai vingt fois. Un autre travail, encore, en tout quatre-vingt fois par exemple. Donc quatre-vingt fois dans sa matinée, le cheval aura tension, allongement vers le bas, et je vais faire ça pendant dix jours. Je vais consacrer, ça va me prendre douze minutes peut-être. C’est un peu fastidieux, d’accord. Oui, mais il faut savoir ce que l’on veut ! Si on veut dresser un cheval, il faut, il y a des choses qu’il faut faire. Alors, ces 10 minutes, 12 minutes, je vais les consacrer tous les jours pendant dix jours. Réfléchissez, en dix jours le cheval aura fait ce mouvement 800 fois ! 800 fois, sur une tension, toc, il partira vers le bas. Alors c’est fini, c’est devenu un geste réflexe. Comprenez la différence de ce que cela veut dire. Dans un premier temps, quand le cheval a compris un mouvement, bon le cavalier le lui demande, le cheval sait, connaît la signification de cette demande, et lui, il donne ses ordres à ses nerfs moteurs pour faire le mouvement voulu. Quand on a transformé ce mouvement en un geste réflexe, c’est fini ! Quand le cavalier demande le mouvement, instinctivement, automatiquement le geste réflexe part. Autrement dit, c’est un peu comme si on déconnectait le cerveau du cheval et c’est le cavalier qui commande directement aux nerfs moteurs du cheval. Vous comprenez ce que cela signifie en rapidité, en spontanéité d’obéissance ? »

 

Voilà pour cette vidéo. Je tenais à faire des explications par rapport à ça, parce que c’est une vidéo très importante que vous pouvez regarder en entier sans forcément percevoir tous les points clés qui forment l’éducation du cheval.

 

Ça me paraît vraiment essentiel et c’est pour cela que je voulais vous en parler aujourd’hui.

 

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Je suis Laurent Fumet auteur du livre « 41 mensonges équestres qui vous empêchent de progresser ». J’accompagne les cavaliers à mieux comprendre et respecter leurs chevaux avec la méthode des 3P (Physique, Psychique, Pratique) pour qu’ils obtiennent de meilleurs résultats.

La formation du cheval méthode d'orgeix

 

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